Détection des éclosions

Jour 6 : Mercredi 13 mai 2020

 Vous participez à une téléconférence hebdomadaire avec l’Ontario, qui remarque une augmentation des cas d’infection à Salmonella Newport. Le laboratoire provincial de santé publique a effectué un SGE sur les isolats des cas pour déterminer s’ils étaient génétiquement liés et a communiqué l’information sur la séquence à PulseNet Canada pour vérifier s’il y avait des correspondances dans d’autres provinces ou territoires.

PulseNet Canada est un système de surveillance essentiel utilisé pour détecter rapidement les éclosions de maladies entériques au Canada et y réagir. Il s’agit d’un réseau électronique qui relie les ordinateurs et les bases de données des laboratoires provinciaux de santé publique et de certains laboratoires fédéraux. Ce réseau national vise à assurer le suivi des informations de séquence génétique obtenues par séquençage du génome entier (SGE). En trouvant des isolats de profil SGE similaire grâce à PulseNet Canada, les scientifiques peuvent déterminer si une éclosion est en train de se produire, même si les personnes affectées se trouvent dans des régions géographiques éloignées les unes des autres. PulseNet Canada est coordonné par le Laboratoire national de microbiologie (LNM) situé à Winnipeg, au Manitoba. 

Selon le laboratoire provincial de santé publique de l’Ontario, cinq des isolats ontariens étaient jugés apparentés à l’issue du SGE. PulseNet Canada est en train de comparer ces isolats à des isolats dans sa base de données nationale afin de déterminer s’ils sont génétiquement liés à des isolats provenant d’autres provinces ou territoires.

L’Ontario souligne avoir commencé à enquêter sur ces cas. Au Canada, les cas d’infection à Salmonella confirmés en laboratoire font l’objet d’une enquête par les autorités locales de santé publique. Cette enquête consiste généralement à interroger les cas par téléphone et à remplir un questionnaire. Ces questionnaires comprennent habituellement des questions sur la maladie du cas, les facteurs de risque potentiels, les antécédents d’exposition alimentaire et les antécédents de voyage. L’entrevue offre également l’occasion d’identifier les personnes qui occupent des emplois qui devraient les exclure du travail jusqu’à ce que leur maladie disparaisse (p. ex. préposés à la manipulation d’aliments, préposés aux garderies), d’offrir de la formation sur les facteurs de risque (p. ex. lavage des mains, manipulation sécuritaire des aliments) et de répondre aux questions soulevées par le cas. Les renseignements clés tirés de l’entrevue du cas, comme l’âge, le sexe, la date de l’apparition des symptômes, les facteurs de risque potentiels et l’exposition aux aliments, peuvent être communiqués aux responsables provinciaux et territoriaux de la santé.

Si l’on soupçonne que le cas fait partie d’une éclosion qui s’étend au-delà de l’échelle locale, les responsables provinciaux et territoriaux de la santé peuvent également demander aux autorités sanitaires locales de transmettre le questionnaire complet sur le cas.

L’Ontario a demandé aux autorités sanitaires locales de lui transmettre les questionnaires des cas afin de voir s’il existe des expositions communes. Elles indiquent que des questionnaires sont disponibles pour trois des cinq cas. On attend le questionnaire pour un cas, et l’autre cas a été perdu de vue au cours du suivi. En examinant l’information actuellement disponible, les autorités sanitaires constatent que les jeunes pousses d’épinards, le poulet et les œufs sont communément déclarés. De plus, deux des cas ont déclaré avoir acheté des cuisses de poulet à la même boucherie locale.

Une autorité sanitaire locale a effectué un suivi auprès de la boucherie et a appris que son poulet provient uniquement d’un abattoir enregistré de la province. Cet abattoir ne distribue pas de poulet à l’extérieur de l’Ontario.

L’Ontario note que le poulet est l’une des principales hypothèses. Bien que l’un des trois cas dont on a le questionnaire se soit déclaré végétarien, la contamination croisée pourrait être possible, car ce cas est colocataire avec un autre cas ayant déclaré avoir consommé du poulet. On attend actuellement le questionnaire pour un cas et on cherche à faire un suivi auprès des cas pour savoir si des renseignements plus précis sont disponibles (p. ex. marque, codes de lot, dates et lieux d’achat) concernant les aliments communs consommés.

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