Surveillance des maladies entériques et détection des éclosions

 Jour 1 : Lundi 21 juillet 2014

Vous êtes un épidémiologiste fédéral travaillant pour l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) . Le lundi 21 juillet, vous assistez à votre réunion hebdomadaire portant sur l’examen des chiffres du Programme national de surveillance des maladies entériques (PNSME) pour la semaine précédente (du 13 au 19 juillet, semaine 2014-29 du PNSME).

Le PNSME fournit en temps opportun des analyses et des rapports concernant l’isolement de cas de pathogènes entériques confirmés en laboratoire au Canada, notamment les bactéries, les virus et les parasites. Chaque semaine, les laboratoires provinciaux de santé publique soumettent des dénombrements regroupés de pathogènes entériques, y compris des renseignements sur le genre, l’espèce et le sérotype. Les laboratoires de santé publique provinciaux transmettent des rapports hebdomadaires sur les organismes au niveau du sérotype. Le PNSME est administré par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et les données de surveillance sont diffusées auprès des intervenants fédéraux, provinciaux/territoriaux et locaux concernés au moyen du rapport hebdomadaire du PNSME, d’autres rapports récapitulatifs et des applications Web.

Les nombres de cas confirmés d’infection à E. coli O157 du PNSME sont résumés dans le tableau 1 ci-dessous. Les nombres de cas d’infection à E. coli O157 sont sensiblement supérieurs aux prévisions à l’échelle nationale (17 cas signalés, 12 prévus), de même qu’à l’échelle provinciale en Saskatchewan (2 cas signalés, 0 prévu) et au Manitoba (3 cas signalés, 0 prévu). Les chiffres sont conformes aux prévisions dans toutes les autres provinces et dans les territoires.

Tableau 1 : Nombre de cas d’infection à E. coli O157 confirmés au PNSME, par province, semaine 2014-29* (du 13 au 19 juillet 2014)

Territoire de compétence Signalés Prévus Sensiblement supérieurs aux prévisions?
À l’échelle nationale 17 12 Oui
Colombie-Britannique 1 1 Non
Alberta 3 3 Non
Saskatchewan 2 0 Oui
Manitoba 3 0 Oui
Ontario 5 6 Non
Québec 3 2 Non
Nouveau-Brunswick 0 0 Non
Nouvelle-Écosse 0 0 Non
Terre-Neuve-et-Labrador 0 0 Non
Île-du-Prince-Édouard 0 0 Non
Yukon 0 0 Non
Territoires du Nord-Ouest 0 0 Non
Nunavut 0 0 Non

*Il y a un bref intervalle entre l’isolation/identification des organismes et la déclaration de routine au PNSME; par conséquent, le délai de détection de l’augmentation du nombre de cas signalés utilisé dans la présente étude de cas ne reflète pas le délai réel d’analyse des données hebdomadaires du PNSME.

Remarque : Les nombres de cas signalés et prévus dans le tableau ci-dessus sont fictifs et ont été établis uniquement pour les besoins de la présente étude de cas. Ils ne représentent pas des nombres réels de cas à l’échelle nationale ou provinciale et aucune interprétation ni conclusion ne peut en être inférée. Ces données ne doivent pas être publiées ni distribuées hors du contexte pédagogique de la présente étude de cas.

Question 1-1 : Quelles sont les principales limites de ce système de surveillance? Quelle serait une étape suivante possible pour déterminer si certains de ces cas peuvent être apparentés?

 

 

RÉPONSE
  • Limites du PNSME
    • Sous-déclaration : Comme tous les systèmes de surveillance basés sur les laboratoires, le PNSME prend uniquement en compte les cas confirmés en laboratoire. Les gens qui n’ont pas consulté un médecin ou chez lesquels aucun prélèvement n’a été effectué aux fins d’analyse ne sont pas inclus. De plus, ce ne sont pas tous les prélèvements/isolats qui sont envoyés par les laboratoires régionaux et locaux aux laboratoires provinciaux de santé publique; certains organismes sont donc sous-représentés dans le PNSME, par exemple la bactérie Cambylobacter ainsi que les parasites et virus entériques.
    • Spécificité : Le PNSME recueille uniquement des renseignements au niveau du sérotype – à moins que le sérotype ne soit rare, il faudra vraisemblablement procéder à un sous-typage additionnel pour déterminer si les cas sont apparentés.
  • Étapes à suivre potentielles
    • Au Canada, on procède à un sous-typage additionnel des isolats d’coli par électrophorèse en champ pulsé (ECP). Envisagez de demander des renseignements sur les profils ECP pour une spécification plus poussée.

 

 

 

 < RETOUR SUIVANT >